|

 












Steve Ibens

M. Desaever et R. Davis

Melvin Mc Cants

Ronny Bayer

Gary Collier

Julien Marnegrave

Larry Terry

Jean-Marc Jaumin

Y. Defraigne et J. Van Meerbeeck

Niksa Bavcevic

George Evans
|
Historique du Club
De Quaregnon à Mons-Hainaut : 50
années de basket en 2009...
C'est
le 10 juin 1959 que le club de Quaregnon a été porté sur les fonts
baptismaux, suite à la fusion du B.C. Borain Quaregnon (Matricule 731)
et de la J.S. Quaregnon (Matricule 725).
A
partir de 1960, l'équipe va évoluer en 2ème provinciale, et
comme les salles de gymnastique ne sont pas légion dans le Borinage,
c'est sur la grand-place qu'elle joue ses rencontres, en plein air, et
par tous les temps...
La
belle époque évoqueront certains nostalgiques du ballon orange, lorsque
l'on compare avec les conditions actuelles, où les joueurs sont choyés,
et bénéficient d'un encadrement digne de véritables professionnels
qu'ils sont devenus au fil des décennies.
Dans
les années 80, le club connaît son heure de gloire en accédant à la 4ème
nationale, et il va alors rejoindre la salle de sport de l'Ecole
Secondaire de Quaregnon. Une montée qui sera suivie d'une autre en
division 2 nationale, laquelle va coïncider avec l'arrivée au poste de
président de Guy Lheureux, toujours au poste à l'heure qu'il est.
Commence ainsi l'ère de l'Union Saint-Joseph Quaregnon qui va devenir
championne de 3ème nationale en 1988-1989, et comme
l'appétit vient en mangeant, le club va vivre sa première accession au
faîte de la hiérarchie belge en devenant champion de division 2
nationale (1990-91).
Dexia Mons-Hainaut : déjà 17 années
au sein de l'élite!
Comme
le temps passe vite... 1992, on croirait encore que c'était hier dans
cette salle assez vétuste baptisée à l'époque le "chaudron borain" pour
la simple et bonne raison que l'ambiance qui y régnait était absolument
phénoménale.
L'Union Saint-Joseph Quaregnon accédait donc pour la première fois de
son histoire à la division 1 nationale sous la houlette d’ André
Barbieux.
Malheureusement, le club, qui découvrait pour l'occasion un autre visage
du basket, terminait à la 14ème place, et effectuait
directement la culbute en division 2.
Mais c'était mal connaître les dirigeants quaregnonnais et les fidèles
supporters qui venaient d'être soudainement gagnés par un virus dont
il allait être difficile de se débarrasser.
Arrivé
aux commandes du club, Michel Voituron réussit d'emblée le pari de faire
remonter l'équipe au faîte de la hiérarchie au cours de la saison
1992-1993, et ce sous la férule d'un joueur emblématique : Steve Ibens!
Le
club s'établit alors aux Halles de Jemappes, sans savoir qu'il vient de
signer un bail de très longue durée à cet endroit... sur un site
désaffecté!
L'année suivante coïncide avec les arrivées de Melvin Mc Cants, un grand
Monsieur du basket, qui va faire vibrer le public durant de nombreuses
années, Dan Hartshorne, ou encore Denis Lammens, tandis que Julien
Marnegrave remplace Michel Voituron.
L'équipe termine à la 10ème place, mais elle vise toujours un
peu plus haut.
Bernard Tirtiaux, Stefan Sappenberghs, Yves Defraigne, entre autres
s'imprègnent de cette fantastique mentalité boraine, et avec le concours
de Keith Starks, un joueur américain venu de Courtrai, la formation de
Julien Marnegrave finit à la 6ème place, et découvre la coupe
d'Europe.
Le vieux rêve de Guy Lheureux se réalise, et c'est à Trencin
(ex-Tchécoslovaquie) que le club effectue ses premiers pas européen en
remportant une victoire, suivie d'une autre au retour, qui lui vaudront
de franchir le premier tour et d'affronter le Sporting d'Athènes.
En
1995-1996, mais oui, Jim Potter pose ses valises à l'Union Quaregnon un
peu par hasard, et sans doute sans penser qu'il sera encore fidèle au
poste plus de treize ans plus tard...
Cette
fois, c'est une 9ème place qui est au bout du chemin, mais la
saison suivante, l'Union Quaregnon change de nom et devient
l'Union Quaregnon-Mons.
Le goût des play-offs !
1996-97,c'est une autre cuvée avec l'arrivée de l'ex-joueur de Malines
Ron Davis dont un panier d'anthologie inscrit de son propre camp contre
Pepinster fera le tour des télévisions européennes...
Quaregnon-Mons accède cette saison-là aux demi-finales des play-offs
face à Ostende. Battu à domicile, le club crée la sensation à la côte
belge, et force les Ostendais à une belle qui tiendra toutes ses
promesses, mais qui mettra malheureusement fin au rêve des Montois.
1997-98 est du même acabit avec une 3ème place au classement
général, et une élimination en demi-finale des play-offs devant Anvers.
En 1998-99, l'Union Quaregnon-Mons devient l'Union Mons-Hainaut pour
prendre encore plus d'envergure et devenir le club phare de toute une
région dont le coeur bat désormais au rythme des exploits de ses
basketteurs.
Paul
Bayer et Larry Terry, un marqueur d'exception, arrivent aux Halles, mais
c'est à nouveau Anvers qui défenestre le club des play-offs en quarts de
finale.
En
1999-2000, Julien Marnegrave quitte le club avec la satisfaction du
devoir accompli, et c'est alors que débute l'ère d’Yves Defraigne, cet
ancien serviteur arrivé comme joueur 5 ans plus tôt!
Avec
Jürgen Van Meerbeeck, venu lui aussi en tant que joueur du Brussels en
98-99, le coup d'essai s'avère un coup de maître avec une 5ème
place, et des éléments de taille comme Ronny Bayer, ou encore le
fantasque Mo Smith (coupé en fin de saison), et une nouvelle
participation aux play-offs qui se solde par une élimination des oeuvres
du Spirou Charleroi.
Des
Carolos qui seront la bête noire des Montois lors de la campagne
suivante, marquée par la griffe gantoise (Tibo T'Joncke, Meindert
Verstraete, et Kenneth Desloovere), et les venues de Gary Collier,
Matthias Desaever, Odell Hodge, Bernd Volcic ...
En
2001-02, George Evans arrive aux Halles, et cet archétype du parfait
clubman contribue à la progression de Mons-Hainaut qui, sans avoir l'air
d'y toucher, continue de monter en puissance en se hissant en
demi-finale de la Coupe, après avoir participé à la Coupe européenne
Korac, mais la finale des play-offs reste encore inaccessible par la
faute d'Ostende.
Le
train montois est lancé, et le club terminera 2ème de la
phase classique, éliminé des play-offs au stade des demi-finales par
Pepinster (2002-03).
Puis,
il y aura l'apothéose lors de la saison 2005-06, avec, sous la férule de
Niksa Bavcevic, un brillant parcours à tous les niveaux.
Quart de finale de la FIBA EuroCup contre Khimki Moscou, victoire en
finale de la Coupe de Belgique et premier titre de l’histoire du Club
contre le Spirou Charleroi, et enfin, une finale des play-offs perdue de
peu en 4 manches contre Ostende... L'histoire en lettres d'or en quelque
sorte, mais pourtant...
2006-07 constitue une première avec une participation en coupe ULEB, et
des adversaires prestigieux qui débarquent à mons.arena, tel le Real
Madrid, l’Etoile Rouge de Belgrade, Kazan, le PAOK Salonique pour n'en
citer que quelques-uns.
Curieusement, la saison ne répond pas aux espérances, et le torchon
brûle entre Niksa Bavcevic et certains joueurs, ce qui entraînera des
départs, et de multiples changements qui nuiront au rendement de
l'équipe.
Une
fois n'est pas coutume, Dexia Mons-Hainaut ne participe pas aux
play-offs, mais c'est Chris Finch, arrivé en droite ligne de Bree avec
certains de ses joueurs, qui va, cette saison, faire vibrer les
supporters de la mons.arena.
Une finale de FIBA EuroCup, malheureusement perdue d’un petit point face
aux Barons Riga à Chypre , une finale de Coupe de Belgique, également
manquée d'un fifrelin au Spiroudôme de Charleroi devant Ostende, et une
demi-finale de play-offs, perdue contre Charleroi, seront autant de
cerises sur le gâteau avec un léger goût d'inachevé. La dure loi du
sport...

Photos : Benoît Bouchez |