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Les Renards sortent les crocs (06/10/08)

Dos au mur et en quête d'un basket convaincant, les Ostendais et les Montois ont fait taire leurs détracteurs dans un choc au sommet. Pour affirmer qu'ils sont sur les rails, les ouailles de Vukoicic et de Finch devront confirmer lors des prochaines échéances. En attendant, les voilà rassurés.

Comme annoncé, Sergeant et Conlan faisaient l'impasse. Sensley (nez cassé) était bien sur le terrain et ne portait pas de masque de protection, faute de temps suffisant pour le confectionner.

Ostende se renfermait de plus en plus dans des efforts individuels et, après s'en être remis à l'audace de Petrovic, il ne devait qu'à la combativité de son ancien lutteur de ne pas être rabroué davantage par l'intransigeance de la défense montoise (11-15).

Le coach Vukoicic faisait appel à Lionel Bosco en lieu et place d'Atkins. Bien lui en prit car l'international belge allait remettre en selle les Côtiers. Face au "press" des Ostendais, Mons perdait les pédales. En plus de prouver qu'il était un excellent défenseur, Ivan Paunic apportait son écot à la réalisation. Nesbitt sur le banc (2 fautes), la distribution montoise était plus nulle part. S'ensuivaient des pertes de balle à profusion (28 au total à Mons) et la prise de pouvoir de l'équipe ostendaise : 21-15.

Finch n'avait pas d'autre solution que de rappeler Nesbitt. Lors du second quart-temps, Mons équilibrait cette fois les échanges grâce à de très bonnes stats pour Caleb Green et rappliquait à 28-27 après un triple de Sensley. Malgré de bonnes actions et un engagement total de part et d'autre, le match restait décousu et il y avait énormément de déchets (0/5 Bauer). A la dernière seconde de la première période, Jimmy Baxter plantait le triple pour départager les deux équipes : 38-35 à mi-parcours.

Mons reprenait le leadership par Ebong. Pas pour longtemps car le géant Haryasz (2,10m) était toute sa puissance dans la raquette montoise. Ajoutez à cela deux nouveaux tirs primés pour le métronome Atkins et vous avez les explications de la nouvelle prise de pouvoir ostendaise : 47-43. Comme les acteurs avaient décidé de jouer au jeu de l'élastique, Torbert (5 points d'affilée) remettait Mons au commandement : 47-50.

Après 52-54 à la demi-heure, Ljubotina et Atkins signaient deux nouveaux triples. Conséquence : un écart de 7 unités en faveur des Côtiers : 63-56 (35e). Malgré une domination ostendaise au rebond (et de nombreuses secondes chances), Mons allait revenir à 63-62 à deux minutes de la fin. Green égalisait ensuite à 64 partout mais ne parvenait pas à gérer la possession de dernière minute.

Atkins s'emmêlant aussi les pinceaux et on avait droit à la prolongation. Lors de celle-ci, Mons faisait la différence grâce aux rebonds offensifs de Green et un dernier panier de Nesbitt. Mons-Hainaut a déjà marqué les esprits.

Christian LAURENT

Elton Nesbitt "j'ai eu les larmes aux yeux" (09/09/08)

Après de longs mois d’attente, Elton Nesbitt a finalement pu rallier Mons-Hainaut. Le large sourire qu’il arbore en permanence ne laisse aucun doute quant à sa joie d’avoir enfin rejoint la Cité du Doudou. Le père de famille se dit comblé.

Elton, après cette longue attente, quelle a été votre réaction lorsque vous avez pu vous envoler pour l'Europe ?

Je me suis dit "Waouw", je vais enfin pouvoir assouvir mon envie de découvrir ce qu'il y a de l'autre côté de l'océan. Ce processus de régularisation a été tellement long que j'en ai eu les larmes aux yeux (large sourire).

Pouvez-vous nous expliquer en deux mots ce qui vous bloquait aux USA ?

Oui, je devais simplement rembourser une somme d'argent à l'Etat, et une fois que tout a été versé, il a encore fallu pas mal  de paperasse pour que je récupère mon passeport.

Après autant de temps, Mons était toujours prêt à vous accueillir...

Dès que j'ai obtenu mon bon de sortie, j'étais fin prêt à prendre le premier avion pour la Belgique. Mes bagages étaient prêts, même si ma copine, Memory (qui termine ses études d'enseignante et qui a vécu en Allemagne) devra d'ailleurs encore m'envoyer pas mal de choses. J'étais très excité d'enfin arriver! Mons s'est montré très patient avec moi, et je vais tout faire pour remercier le club !

Vous sortez d'une excellente saison en NBDL, n'avez-vous pas fait l'objet d'autres sollicitations ?

C'est vrai que j'ai eu de bonnes stats avec les Sioux Falls (15,4 pts) la saison passée, dans un rôle de n°2. Mais cela fait pas mal de temps que mon agent est en contact avec Mons. La stabilité et l'ambition de ce club, combinées au fait que les dirigeants aient accepté de m'attendre, ont fait de Mons l'endroit idéal où poser mes valises pour la première fois en Europe. Je ne voulais aller nulle part ailleurs.

Si vous deviez résumer votre parcours jusqu'ici ?

Je suis né en Floride, à Fort Lauderdale. Où j'ai commencé par pratiquer le football américain. Et je n'ai débuté le basket qu'à l'âge de 14 ans. D'abord sur les playgrounds, puis de manière plus organisée. Ensuite j'ai passé trois années à l'université de Georgia Southern.

D'après votre bio, vous n'avez intégré Georgia Southern qu'à l'âge de 23 ans... Est-ce vrai ?

Oui, tout simplement parce lorsque j'ai terminé mes études secondaires, j'avais déjà deux enfants. J'ai été papa très jeune, et il fallait que je bosse pour subvenir à nos besoins. J'ai aujourd'hui deux garçons et une fille. Celle-ci est la plus âgée (NDRL : 11 ans). Ce n'est qu'après que j'ai rejoint l'université. Ma copine et mes enfants devraient me rejoindre ici en décembre.

Quelles sont vos premières impressions sur la Belgique et votre club ?

Au tournoi de Nancy, j'ai constaté que les défenses sont plus agressives ici. Tant mieux, car c'est mon style de jeu. Je serai associé à Travis (Conlan), et cela me plaît, car nous risquons d'être très complémentaires. J'aime sa façon d'impliquer tout le monde dans le jeu. Au retour de Nancy, malgré la fatigue, on a déjà beaucoup rigolé dans le bus. Mes nouveaux équipiers aiment plaisanter, et ça tombe bien : j'adore ça ! Pour le reste je vais apprendre à connaître la région, peut-être la langue... Je sais déjà manier le changement de vitesse manuel, et j'ai déjà eu l'occasion de louer des DVD.

Mon ambition? Aider Mons à gagner, et prendre du plaisir avec l'équipe.

Interview réalisée par Jean-Michel Manderick
 


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